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Savoir écouter, ça s’apprend – Christel Petitcollin

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Catégorie(s): Conseils pour Entrepreneur

Pour communiquer, pour vendre, pour établir des relations de qualité, nous DEVONS développer nos qualités d’écoute.

Bien sûr, on est tous d’accord pour l’admettre.

Mais qu’en est-il vraiment au quotidien? Quelle est notre qualité d’écoute face à nos interlocuteurs ?

Christel Petitcollin, spécialiste de l’écoute, et auteure de « Savoir écouter, ça s’apprend ! : Techniques simples et concrètes pour bien communiquer » répond à nos questions d’Entrepreneur !

Ce livre reste pour moi un des livres les plus utiles que j’ai lus.

Pourquoi ? Vous en saurez plus en lisant l’interview…

 

Bonjour Christel Petitcollin et merci de participer à cette interview. Je vous propose de vous présenter et de présenter votre activité.

Mon activité est assez variée, je suis conseillère et formatrice en communication et développement personnel, conférencière, écrivain, j’ai écrit des articles… et je ne sais pas si je dois dire que je suispraticienne en psychothérapie ou coach… Je ne sais plus quel terme je dois employer car des lois sont passées qui ont apporté beaucoup d’ambigüité sur ma profession

Je travaille avec des entreprises, des associations et des particuliers, en individuel et en groupe. J’anime des conférences, j’interviens sur des radios et à la télé,  et à ce jour j’ai écrit 13 livres.

Christel Petitcollin - Savoir écouter, ça s’apprend

 

Et c’est comme ça que je vous ai connu… En lisant un de vos livres, « savoir écouter, ça s’apprend ! ». Ce livre qui, je le dis sans hésiter, fait partie des livres les plus utiles que j’ai lus. Il m’a beaucoup apporté, aussi bien dans ma vie personnelle que professionnelle.

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire un livre sur l’écoute ?

J’ai une formation en Programmation Neuro Linguistique (PNL), en Analyse Transactionnelle et enhypnose eriksonnienne. Lors de mes études j’ai travaillé sur l’écoute et ça a été pour moi une révélation.  Rentrer dans la vie des gens, découvrir que chaque personne était intéressante. Comme je l’écris dans mon livre – c’est un commercial qui l’a dit et j’ai fait le même constat – « quand on écoute les gens on ne peut plus ne pas les aimer ». Leur façon de penser, ce qu’ils sont, tout se tient, il y a une grande logique à tout ça.

Et j’en suis arrivée à la conclusion que 80% de notre communication devrait passer par l’écoute.

Par ma pratique thérapeutique, je me suis rendue compte que le monde était malade du manque d’écoute. Tout le monde crie sa vérité, « moi je, moi je », « écoutez-moi, écoutez-moi »… et dès que quelqu’un a eu ne serait-ce que 15 minutes d’écoute bienveillante, il se porte tout de suite mieux.

C’est pour toutes ces raisons que l’écoute m’est apparue comme un thème central sur lequel je souhaitais travailler.

L’écoute est un sujet que vous développez à travers vos ouvrages et vos formations. Vous êtes très concernée par ce sujet. Comment évaluez-vous la qualité d’écoute des individus en général ?

Si j’avais eu l’impression que les gens écoutaient bien, je n’aurais pas écrit ce livre !

Les blocages d’écoute, on en rencontre partout. Et c’est encore plus terrible quand les gens ne vont pas bien. On leur coupe la parole, on les saoule de conseils… au lieu juste d’écouter leur mal être.

En thérapie ou en développement personnel, il y a un principe qui dit que tout sentiment exprimé s’apaise.

Si j’ai pu dire à quel point j’en ai marre, à quel point je suis fatigué, et si quelqu’un a bien voulu accueillir ça, immédiatement je me sens mieux.

En général quand je dis « j’en ai marre, je suis fatigué », on me répond « t’en fais trop, t’as qu’a te coucher plus tôt », au lieu d’accueillir en disant « oui je comprends, par moment tu as le droit d’en avoir marre »

 

Comment se fait-il, alors que nous savons tout le bien que cela procure d’être écouté, que nous ayons des difficultés à écouter les autres ? Quels sont les blocages mis en jeu ?

Le grand problème est qu’il existe des domaines où on s’imagine qu’on devrait savoir faire sans jamais avoir appris. L’écoute, la sexualité, la communication… sont des domaines qu’on n’enseigne à personne. Nous reproduisons, nous modélisons nos ainés, nos parents, nos enseignants, les adultes qu’on a vu fonctionner. On fait la même chose sans réaliser qu’ils sont mauvais en communication. Et ça se transmet de génération en génération.

Un médecin américain parle d’analphabétisme sexuel. De la même façon, je pourrais parler d’analphabétisme communicationnel.

On n’a pas appris, tout simplement, et on fait comme les grands qui ne font pas bien.

 

Le constat n’est pas forcément réjouissant… peut-être avez-vous une bonne nouvelle sur l’apprentissage de l’écoute. Savoir écouter, est-ce que ça s’apprend ?

La bonne nouvelle c’est que ce n’est pas si compliqué d’apprendre à écouter, mais il faut avoir la technique. C’et pour ça que j’ai écrit ce livre, pour que les gens aient la technique à disposition. Et mon souhait en écrivant le livre à été de simplifier la matière, de rendre les outils accessibles au plus grand nombre.

Et une de mes grandes fiertés est d’être accessible aux non-lecteurs, c’est-à-dire à ceux qui n’aiment pas lire. C’est simple, c’est concret, tout le monde peut lire le livre, et c’est une des choses qui me fait le plus plaisir.

 

Je confirme ! Chacun pourra se reconnaitre dans une ou plusieurs situations évoquées, comprendre d’où viennent les blocages et comment les dépasser.

Concrètement, ça apporte quoi d’améliorer sa qualité d’écoute ?

Je crois que c’est un déclic, une révélation… Après on ne sait plus ne pas écouter.

Par contre il y a un passage un petit peu inconfortable quand on commence à savoir écouter, c’est quand on se rend compte à quel point les autres n’écoutent pas. Mais finalement, comprendre ce qui se passe, quand ça marche, quand ça ne marche pas, comprendre vos blocages et ceux des autres vous  permet d’améliorer encore plus votre qualité d’écoute.

Ca vous permet également de sélectionner les oreilles à qui vous vous confiez. Quand vous n’allez pas bien, évitez d’appeler tel ami mais plutôt tel autre qui justement n’est pas dans le jugement, dans le conseil, dans le blocage d’écoute.

Et on se rend compte que des gens qui savent écouter, il n’y en a pas beaucoup…

 

Pour les gens qui ont conscience  que leur écoute n’est pas optimale, ceux qui finissent les phrases à la place de leurs interlocuteurs, ceux qui coupent la parole pour donner leur point de vue… Quel(s) conseil(s) pourriez-vous leur donner ?

Vous l’avez dit, c’est tout simple… déjà apprendre à se taire. Ecouter c’est avant tout se taire. Au moment où on renonce à parler, on se pose dans la communication. Si mentalement j’ai décidé de me rendre disponible pour la personne et que « je me la boucle », il y a quelque chose qui se passe. Et ce n’est pas si simple ! On a envie de « ramener sa fraise » !

Donc déjà apprendre à se taire et de parti pris se dire « je n’interviens pas dans le discours », j’attends que l’autre me demande de parler. Et là on se rend compte qu’il ne me le demandera pas car il sera heureux de disposer de cet espace où il peut s’exprimer. Et puis parti pris aussi de se dire aujourd’hui je ne parle pas de moi.

 

C’est difficile !

Oui… « moi je », « moi je »

Déjà quand on apprend à se taire, à se poser, c’est une chose. Et ensuite on prend la décision de se dire : aujourd’hui je suis hors sujet, mon « moi je », mon petit ego est hors sujet.

Surtout quand l’autre me confie son mal être, qu’il est en train de me dire qu’il ne va pas bien. Ce n’est pas le moment de lui dire que moi aussi je ne vais pas bien et lui confier mon mal être. Il n’est pas disponible.

 

Ce « moi, je », cet ego qui a besoin de s’exprimer, d’être entendu, et qui est à la base de nombreux blocages d écoute.

Exactement… L’exemple que je donne souvent c’est les photos de vacances : les miennes devraient intéresser la terre entière… mais bon sang ce que les photos des autres m’ennuient profondément !

C’est là qu’on peut voir à quel point on est égocentrique !

 

En vous lisant et je pense que tout le monde aura compris que la première étape pour améliorer son écoute est de prendre conscience de ses propres blocages d’écoute. Et votre livre est un véritable guide qui permettra à tout le monde d’appliquer les techniques (qui marchent !) pour mieux écouter ses amis, ses enfants, ses clients…

Améliorer son écoute permet d’être efficace dans son travail, en effet. J’ai eu des chiffres de commerciaux qui après avoir été formés à l’écoute ont augmenté leurs ventes de 30%. Et en faisant moins, en perdant moins de temps dans les argumentations et les présentations…

 

Écouter les clients pour identifier leurs besoins…

… Exactement !

 

Merci Christel Petitcollin. 

Retrouvez toute l’actualité de Christel Petitcollin sur son site internet www.christelpetitcollin.com

 

Une écoute de bonne qualité entraine une meilleure communication, et une bonne communication vous permet de développer des relations plus saines et plus authentiques avec les autres et votre environnement.

L’écoute est indispensable… et c’est une des armes les plus efficaces pour vendre !

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