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Développer le travail à distance

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Catégorie(s): Retours d'expérience

Du télétravail à domicile au coworking

Le « télétravail » s’entend le plus souvent dans le sens du travail à domicile. Cette forme de travail apporte plusieurs avantages mais l’expérience montre des contraintes réelles ou subjectives encore très présentes :

  • les employeurs sont parfois méfiants car ils associent souvent le travail à domicile comme cause de travail moins productif – ce qui peut être vrai si ce travail n’est pas cadré ;
  • les salariés ne savent pas toujours comment s’organiser, et peuvent vivre le syndrome de la page blanche  (« par où commencer ma journée? »). Ce risque est amplifié par le sentiment de solitude, parfois souhaité à court terme, mais souvent difficile à vivre sur la durée.

coworking-teletravail

Depuis plusieurs années maintenant, une nouvelle forme de travail à distance – donc en théorie, toujours du télétravail, mais ce terme n’est pas utilisé à bon escient – se met en place : il s’agit de travailler près de chez soi, mais dans une structure réellement pensée pour le travail. On parle alors de coworking puisque l’on travaille avec d’autres salariés, mais d’entreprises potentiellement différentes.

Les principaux intérêts du coworking :

  •  mutualisation de moyens : imprimantes partagées, accès internet, centre de ressources informatiques, caféteria.
  •  véritable environnement de travail : de vrais bureaux et/ou open-space, ergonomiques (idéalement), des salles de réunions, visio-conférence parfois.
  •  c’est un lieu d’échanges, avec d’autres salariés (d’autres entreprises), ce qui favorise l’enrichissement culturel et casse le sentiment de solitude connu dans le travail à domicile.

Développer l’offre en matière de coworking

Dans ce domaine, le secteur privé progresse (des données chiffrées seraient à récupérer pour vérifier ce point). On peut ainsi voir des entreprises se développer dans les grandes villes, parfois par croissance externe, mais aussi des initiatives tels que « eWorky » (site web)  qui cherche à recenser les « tiers-lieux » de travail pour permettre à chacun de trouver un workspot près de là où l’on se trouve – parfois juste pendant 1h, en attendant un train par exemple.

Autant l’offre privée se développe, autant le secteur public ne semble pas ou peu présent.

Les collectivités locales, notamment, pourraient pourtant certainement contribuer à démultiplier les impacts positifs du développement du coworking. Quelques pistes ci-dessous :

  •  en permettant à des travailleurs de rester près de chez eux, on favorise le développement de l’économie locale – à petite échelle probablement, mais certainement sur une évolution favorable ;
  •  étudier les possibilités de mutualisation/réutilisation de ressources : par exemple une cantine scolaire dont le nombre d’élèves ne justifierait plus la présence pourrait peut-être être proposée comme cantine d’entreprises ?
  •  Développer du lien étudiant/entreprises : en proposant à des universités, lycées, des équipements de travail utilisables par des étudiants pour préparer des mémos, et permettre ainsi (et surtout) aux étudiants de rencontrer, dans un contexte informel, des salariés d’entreprises.

Sur d’autres aspects, qui sortent des collectivités locales, le développement du coworking apporte potentiellement d’autres avantages, comme la réduction de la dépendances aux transports (en commun ou individuel) : impact écologique et augmentation de la qualité de vie, surtout pour ceux qui auraient/avaient à passer 1h+ dans ces transports.

Actions à mener

→ La principale action me semble être relative à l’information des salariés, des employeurs, et des collectivités locales. Répondre aux craintes et préciser les aspects contractuels nécessaires – social, juridique, comptable.

→ Piste complémentaire : utiliser le développement de l’« opendata » public pour faire connaître l’offre public et privée en matière de tiers-lieux notamment

→ Travailler à des partenariats publics/privés pour l’ouverture de centre de travail à distance (workspot ? Tiers-lieux?) qui répondent au mieux aux besoins de proximité – des transports, des établissements universitaire peut-être ? Particulièrement en zones rurales qui voient fuir parfois des familles vers les villes.

→ Simplifier ou préciser la législation sur les aspects liés au télétravail : je pense notamment au calcul de l’indemnité de télétravail et à la prime/occupation liée à l’occupation du domicile personnel (ODP), actuellement assujettie aux cotisations sociales (donc considérée comme un salaire déguisée!)

→ Étudier les possibilités de rapprochement avec des projets de groupements d’employeurs, qui semblent propices à des cadres de travail à distance – un même salarié peut plus facilement travailler pour plusieurs entreprises s’il dispose d’un lieu de travail propre (chez lui ou en tiers-lieux)

→ Éduquer plus encore les étudiants comme les adultes à une meilleure organisation de son travail – s’inspirer par exemple des méthodes comme GTD – pour éviter le coup de la page blanche et se rendre plus autonome

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