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Interview et conseils d’une créatrice : le monde du fait main côté auto-entrepreneur

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Catégorie(s): Interviews, Retours d'expérience

Je vous propose l’interview d’une jeune maman qui, malgré une maladie invalidante et les difficultés physiques et administratives qui en découlent, a créé son auto-entreprise pour développer et partager son talent. Anne, qui a créé sa boutique et propose ses créations au crochet sous le nom de « Petitrésors », a pris le temps de répondre à mes questions et de partager avec nous son expérience.

A travers cette interview j’ai compris la réalité quotidienne d’une maladie dont je ne connaissais que le nom (la fibromyalgie) et j’espère que cela permettra à d’autres d’être sensibilisé comme moi aux difficultés et au manque de reconnaissance vécus par les personnes qui en sont atteintes.

Vous allez également découvrir dans cette interview le petit monde du fait main et des petites boutiques e-commerces de créateurs qui doivent parfois faire face à une concurrence inattendue sur Internet…

Enfin, vous allez comprendre l’intérêt de ce qu’on appelle une couveuse d’entreprise.

 

petitresors

 

1) Bonjour Anne, peux-tu te présenter et nous dire la nature de ton (tes) activité(s) professionnelle(s) ?

Ok ça c’est LE truc que j’aime pas faire hein? quoi dire sur moi? et sur mon “activité professionnelle” qui est au jour d’aujourd’hui un bien grand mot….

Donc je suis une jeune maman (si si 38 ans c’est jeune) d’un petit ange de 4 ans, et je suis fibromyalgique (malade depuis 10 ans mais diagnostiquée depuis seulement 1an et c’est pas anodin pour comprendre mon parcours je crois).

Je me suis donc lancée dans la création d’une boutique en ligne de vente d’objets de décoration et accessoires faits à la main pour les enfants et les mamans (ou les femmes en général je suis pas sectaire).

Par la suite, n’ayant pas la force de développer cette activité et d’y consacrer toute l’énergie que j’aurais voulu (mon état de santé se dégradant), je me suis mise à faire du crochet pour mon plaisir, et à montrer ce que je faisais, on m’a demandé si je pouvais faire des choses, des commandes ont commencé à arriver, j’ai commencé à créer mes propres modèles et sans que je m’en aperçoive (presque) la boutique n’existait plus et le crochet prenait beaucoup de place. C’est donc aujourd’hui mon “activité principale” même si elle reste tout à fait marginale en terme de chiffre d’affaires. J’avoue que les projets ne manquent pas mais pour le moment c’est ma santé qui me freine plus qu’autre chose, je dois refuser des commandes et/ou faire patienter les gens plusieurs mois avant de pouvoir honorer mes commandes.

creation-crochet

 

2) Quel est ton parcours avant la création de ton activité et pourquoi avoir décidé de te lancer en auto-entrepreneur ?

En gros, double cursus fac d’espagnol puis beaux arts, forcément j’ai toujours aimé les choses de qualité, uniques, faites mains et la question de la différence entre l’art et l’artisanat s’est posée assez vite dans mes études. (l’espagnol ça n’a rien à voir, je voulais être prof à la base jusqu’à ce que je m’aperçoive que je n’aime pas le public ado, que je ne suis pas à l’aise avec, et que je déteste qu’un chef que je ne connais pas prenne toutes les décisions à ma place sans que j’ai mon mot à dire en gros… du coup j’ai tout plaqué).

Ensuite parcours dans l’animation, puis me dire que les beaux arts m’aideraient pour professionnaliser dans ce métier ensuite en me spécialisant dans la création avec les enfants (j’étais déjà spécialistes d’ateliers de créations avant ça, et ça m’a toujours passionnée même si je ne m’en sentais pas capable).

J’ai donc passé un concours pour une école de préparation aux beaux arts (n’ayant jamais fait d’arts plastiques depuis le collège je ne me sentais pas d’attaquer les “vraies écoles” de suite) et ensuite école des beaux arts à Quimper, amoureuse de la Bretagne que je suis, durant 3 ans. Ensuite des galères, la maladie (qui a commencé durant ma 3ème année) j’ai du arrêter l’animation car trop fatiguée. Tout ce que j’ai entrepris ensuite a été un échec, toujours pour les mêmes raisons : la fatigue me paralysait mais les médecins me répétaient que “c’était dans ma tête et que je n’étais qu’une feignante qui ne voulait pas travailler et qu’il fallait que je me donne un coup de pied aux fesses” en gros (je ne les remercie pas de m’avoir fait perdre 8 ans de ma vie et le peu de confiance en moi que j’avais).

Donc bref, suite à mon 2ème parcours, à la naissance de mon fils et à une vie professionnelle quasi inexistante, et comme j’adorais découvrir les belles choses que font plein de personnes tout à fait talentueuses, (et après plusieurs essais pas fructueux de création d’entreprise mais qui m’ont appris les erreurs à éviter pour pas se mettre dans la mouise), j’ai décidé de créer la boutique en ligne.

Comme bien sûr je n’avais pas un sou en poche, et que je pouvais pas prendre le risque de m’endetter, j’ai choisi le statut d’auto entrepreneur qui me semblait tout à fait indiqué pour le lancement d’une petite activité que je savais qui serait difficilement rentable et en complément de mon activité de l’époque (j’étais assistante maternelle et j’ai du aussi arrêter à cause de la maladie).

 

3) Est-ce que le régime auto-entrepreneur s’est immédiatement imposé comme la solution idéale pour ton projet ou as-tu hésité (ou commencé) avec un autre statut d’entreprise ?

Durant mes années à Quimper la création d’entreprise m’intéressait déjà et j’avais participé à plusieurs groupes de travail sur ce sujet, et tenté plusieurs créations dans des domaines assez similaires au final (les bijoux de créateurs faits à la main, ou la prestation de service dans la décoration pour des évènements type mariages par exemple).

Du coup pour ce projet je savais:

  • que je n’avais pas d’argent,
  • qu’un prêt tout à fait minime serait envisageable (via mon autre activité),
  • que si ça devait fonctionner ça prendrait du temps, pour me faire une clientèle et me faire connaitre,
  • que vendre du fait main génère une marge pas du tout énorme
  • et que mes bénéfices futurs ne seraient pas énormes eux non plus.

Le statut auto-entrepreneur m’a donc semblé indiqué, parce qu’au moins si je ne gagnais rien, je ne perdais rien et n’avais rien à payer en charges. Et ensuite tout restait proportionnel à ce que je gagnerais.

Je ne savais évidemment pas que ma santé ferait que je ne pourrais pas m’occuper de ma boutique comme je l’avais envisagé et m’obligerait à presque tout arrêter quelques mois plus tard.

 

4) As-tu cherché à obtenir des aides par rapport à ta fibromyalgie, que ce soit via l’AGEFIPH ou d’autres organismes ? As-tu des conseils par rapport aux personnes qui souffrent d’une maladie mais qui veulent créer une entreprise ou poursuivre à temps partiel leur activité ?

Alors moi j’ai été diagnostiquée très tard et après la création de la boutique, du coup je n’ai eu aucune aide (et je pense que j’aurais entendu que ça n’était pas rentable et donc n’aurais rien eu). Mais clairement je suis contente d’avoir ce statut aujourd’hui car je ne peux pas me projeter dans l’avenir et même savoir ce que je serai en capacité de faire le lendemain… c’est ça le plus difficile, ne pas pouvoir se projeter et développer ce qui ne demande qu’à se développer. Mais le statut auto-entrepreneur permet ça, de prendre les choses au jour le jour.

 

5) As-tu rencontré des difficultés avec les démarches administratives (ou autres) et si oui comment les as-tu résolues ? As-tu bénéficié d’aides à la création d’entreprise, d’un accompagnement ou de conseils de la part de professionnels ou de certains organismes ?

Alors non, pas de difficulté particulière. Je me suis renseignée sur internet, me suis inscrite sur internet, j’ai reçu mon n° de SIRET environ 15 jours plus tard si je me souviens bien (c’était en 2010) et ensuite.. au démarrage je déclarais au trimestre uniquement si j’avais eu des recettes (je sais c’est pas bien j’aurais du le faire même avec 0€ de rentrée d’argent) et maintenant je déclare au trimestre tout le temps même pour 0€ (mais j’avoue que depuis que je crée moi même au crochet ça n’arrive pas souvent de n’avoir rien du tout à déclarer même si c’est pas énorme du tout, quand j’ai 200€ par mois de CA c’est déjà beaucoup).

Comme dit plus haut j’avais participé à des groupes de travail à Quimper sur la création d’entreprise via la boutique de gestion (que j’avais revue à Rennes pour le montage de mon dossier pour la vente de bijoux) et j’avais aussi été dans une couveuse d’entreprise durant quelques mois, où j’avais aussi participé à des ateliers sur ce sujet (avec les différents statuts et ce qu’ils impliquaient notamment). Je pense que j’avais donc toutes les bases pour mon projet et que je savais en gros toutes les erreurs à éviter pour ne pas me créer de problème.

 

6) As- tu préparé ton projet de création d’entreprise et dans ce cas quelles ont été les étapes pour préparer ce lancement ? As-tu fait une étude de marché, un business plan, une formation en création d’entreprise ? As-tu rencontré un comptable ou un conseiller ?

Bon là je crois que j’ai déjà répondu à plusieurs questions lol… et non j’avoue je n’ai pas fait d’étude de marché pour la boutique je savais déjà que c’est une marché assez concurrentiel, réservé à une clientèle plutôt aisée, et que se faire une clientèle ne serait pas évident en partant de rien, j’ai opté pour le “j’ai mon temps je me mets pas la pression” et le statut AE me permettait ça tranquillement.

 

7) Peux-tu nous en dire un peu plus sur la couveuse d’entreprise dans laquelle tu as été ? Comment l’as-tu trouvée et qu’est-ce que cela t’a apporté ou peut apporter à d’autres créateurs/créatrices d’entreprise ?

C’était chez Chrysalide, en 2006 je crois. J’ai du en entendre parler via la boutique de gestion (que j’ai connue je ne sais plus comment), et ça a été vraiment une bonne expérience parce qu’on était pris en charge et formés sur la création d’entreprise et j’ai vraiment appris les choses essentielles pour monter un projet, faire un business plan, même tout ce qui est étude de marché et gestion, même au niveau compta et tout.

Ensuite c’était pratique : on démarrait, on avait un numéro de siret (celui de la couveuse) et on pouvait faire par exemple un micro crédit (via l’ADIE si je me souviens bien), ensuite le côté pratique c’est que tout l’aspect administratif et comptabilité était fait par la couveuse et quand l’argent rentrait il était reversé sous forme de salaire suite à un petit CDD créé avec eux. On avait donc le statut de salarié, moyennant 10% de notre CA (de mémoire). Le CDD évoluait en fonction des rentrées d’argent. Bon, moi je suis pas allée jusque là hein? mais j’ai trouvé ça vraiment intéressant pour se lancer avec le minimum de risques possibles, et avec toujours quelqu’un pour nous conseiller en cas de pépins, des rencontres avec d’autres créateurs. Donc une bonne façon de réseauter aussi.

 

8) Comment as-tu défini tes prix ?

Mes prix ont été fixés par rapport au cout d’achat, comme la boutique en elle même ne me coutait presque rien (j’ai réussi à me trouver des personnes pour me créer le site de vente et la gestion était gratuite, le stockage était à la maison, donc je n’avais pas vraiment de coût de gestion de la boutique et la main d’oeuvre (quand on travaille avec du fait main, on sait qu’on ne peut pas tout compter). Le prix d’achat de mes articles étant assez élevé à la base je ne pouvais pas me permettre non plus de surfacturer. Donc j’ai fixé une marge raisonnable sur chaque article, avec un prix de revente qui restait raisonnable également (et que quand même je ne perde pas d’argent).

Aujourd’hui avec mes créations au crochet, je fixe les prix en fonction du coût de la matière première (laine + ouate de rembourrage par exemple) et un peu de main d’oeuvre, en essayant de garder un prix raisonnable pour toutes les bourses (ou presque) et que je fasse un peu de bénéfices (par exemple la licorne qui est ma création phare, je la fais à 60€ la grosse d’environ 40 cms de long, pour environ 22€ de matière première, et 9.3€ de charges, soit environ 28.7€ de main d’oeuvre pour environ 15h de travail, ce qui est dérisoire. Mais je ne pense pas que j’aurais beaucoup de commandes si je facturais le vrai coût de revient : 350€ environ charges comprises…. du coup je préfère avoir plusieurs commandes qui me rapportent moins que pas du tout de commandes qui me rapportent beaucoup. Pour le moment je n’ai pas la clientèle qui peut m’acheter des créations à ce prix et encore une fois la concurrence du soit disant “fait main” mais en Chine à bas prix est redoutable (je pense à Anne Claire Petit, qui vend ses créations en boutique à 80€ pièce )

Je m’assure donc de ne pas perdre d’argent et de pouvoir payer mes charges, et le reste c’est du bonus.

 

9) Je ne connaissais pas la marque dont tu parles… Dans le domaine des boutiques qui se disent vendre du fait main, tu as donc pu constater que certains créateurs vendent parfois des produits fabriqués en Chine ou ailleurs ? Comment cela peut-il passer inaperçu parmi les sites de passionné(e)s du fait main et comment peut-on en arriver là ? Est-ce une stratégie de développement commercial suivie par d’autres créatrices dans le milieu du fait main ?

Alors officiellement les produits sont bien “faits main” mais en Asie et donc avec des coûts de revient bien moindre qu’en Europe…. la créatrice créée ses patrons qu’elle fait “usiner” à la main ensuite en Asie et revend en Europe… ( voir sur http://www.anneclairepetit.nl ). Du coup les boutiques qui vendent une pièce à 80€ par exemple doivent l’acheter je pense à maxi 50€ et encore… on ne peut pas concurrencer ça…. ça se sait mais elle ne fait rien d’illégal… et pour le moment je n’ai pas ni l’énergie, ni le réseau ni les moyens de faire faire en Chine et de revendre en France.

 

10) Comment fais-tu pour trouver des clients et pour les fidéliser ? Travailles-tu uniquement localement ou sur toute la France ? Utilises-tu Internet ou certains réseaux sociaux et de quelle manière ? Quels conseils pratiques (ou petits secrets) peux-tu partager avec nous pour trouver des clients ou rendre ta propre boutique plus visible ?

Donc en fait pour résumer je me suis lancée sur Twitter à la base pour faire connaitre la boutique et trouver des clients (sans avoir aucune idée de comment ça fonctionnait), je me suis créée une page Facebook. Du coup je ne faisais pas vivre la boutique, mais par contre petit à petit j’ai développé mon réseau de connaissances virtuelles, via Twitter notamment, et d’un point de vue plus personnel c’est grâce à Twitter et Facebook que j’ai pris conscience de ma maladie et ai pu enfin être aidée. Ce qui est paradoxal c’est que c’est ça qui m’a permis de me lancer dans le crochet  avec mon 1er iphone : il y a 2 ans et demi j’ai commencé sur Instagram, et je démarrais le crochet en parallèle et y montrais mes débuts (et Twitter et Facebook en même temps), et c’est de là qu’est partie l’histoire crochet…. du coup aujourd’hui je travaille sur toute la France et même parfois l’Espagne, la Belgique ou la Suisse, et quasiment uniquement via les réseaux sociaux. Ma famille ne sait même pas ce que je fais.

Et tout s’est fait naturellement, j’ai donné, j’ai partagé des choses, j’ai écouté les gens qui du coup sont venus à moi, ont apprécié mon travail et ça a tourné comme ça… J’aime ce rapport très humain aux choses et aux gens, ce qui est paradoxal encore une fois car c’est virtuel… et pourtant tout est individualisé et je passe énormément de temps à échanger sur internet. La boutique a fermé ses portes en novembre, par contre le blog, lui, tourne au gré de mes créations (j’y parle aussi de la maladie car pour moi les 2 choses sont indissociables, l’une a fait l’autre et l’une dépend de l’autre). J’ai mes clientes fidèles, mes fans qui adorent tout ce que je fais et c’est extrêmement important pour moi, pour ma reconstruction, et pour m’aider à gérer la maladie aussi au quotidien. J’ai la chance de faire quelque chose que j’aime beaucoup, qui marche bien et qui me permet de m’épanouir et élargir mon cercle de connaissances. J’ai plein de personnes différentes qui me passent des commandes, toutes sont adorables et compréhensives parce que justement je ne dissocie pas le privé du professionnel, la maladie de la création, et c’est une grande chance. J’essaie d’être honnête et sincère avec mes client(e)s : je comprends qu’une commande puisse être annulée car elle prend trop de temps à être réalisée, et même sans ça, on a toujours le droit d’annuler. Bref je crois que mon activité est basée sur le côté humain vraiment.

J’aime impliquer mes commanditaires dans leur commande, je leur envoie des photos de l’évolution de leur création (quand ce sont des commandes particulières je préfère demander au fur et à mesure pour pouvoir modifier si ça ne correspond pas aux souhaits de la personne), et le paiement se fait à l’envoi de la création (je suis souple aussi à ce niveau là car je sais que parfois ça représente un gros budget pour juste un doudou).

Bref j’essaie de respecter les valeurs que j’affectionne au quotidien aussi dans mon travail. Je donne aussi des cours à distance et je dépanne les crocheteuses en galère, parce que pour moi c’est normal de le faire et de s’entraider. Du coup ces personnes parlent également de moi et génèrent d’autres commandes. Bref c’est du donnant donnant et le respect entraine le respect.

J’aime beaucoup la relation que j’ai créé par rapport à mon activité et ça me correspond totalement.

En parallèle, j’ai également une boutique Etsy, où je mets mes patrons en vente à télécharger et certaines créations personnelles qui ne sont pas des commandes (mais par contre il est très difficile de vendre des objets déjà réalisés c’est assez étrange).

 

11) Après ces premières années d’activité, quel est ton sentiment ? Quel est ton bilan sur cette aventure et aussi le statut d’auto-entrepreneur et comment entrevois-tu l’avenir ?

Pour le moment je continue comme ça, je fais ce que je peux quand je peux, l’avenir me fait peur au niveau du gouvernement justement et de tout ce qui se trame. Pour moi aujourd’hui cette activité est mon activité principale et pourtant j’ai rarement plus de 100€ de bénéfices par mois donc c’est tout à fait dérisoire, et clairement si je dois arrêter au bout de 3 ans ou passer à un autre statut d’entreprise ça ne sera pas faisable, et donc je serais obligée de repasser en micro BNC si cela existe toujours, ou de  travailler “au noir”, ce que je n’aimerais vraiment pas. Mais je ne peux évidemment pas me permettre de payer plus par mois que ce que je gagne. Je suis reconnue handicapée depuis le mois de septembre et mon activité met juste un peu de beurre dans les épinards (et il y a des mois où je ne peux pas du tout travailler).

L’avenir… va dépendre de ma santé… des projets j’en ai plein la tête, je pourrais développer mon activité par des cours ou des ateliers payants, la vente de kits, de laine par exemple, même pourquoi pas un livre (ça c’est mon projet rêvé secret)… mais tout ça dépendra de ce que je serai en capacité de faire et de ce que notre gouvernement nous laissera faire.

Mais clairement pour moi le statut auto-entrepreneur est top, car je peux faire de la créa et de la prestation de service…

 

Pour en savoir plus : http://www.petitresors.fr

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Merci à toi de m’avoir permis de raconter un peu tout mon parcours, je ne sais pas si ça pourra servir mais ça m’a permis de faire le point moi même…. et j’espère un jour avoir l’énergie de développer tout ça….

Bonsoir Anne

Je comprends bien votre parcours et je vous félicite pour votre courage et votre volonté. Le mien est un peu similaire, même si j’ai la chance de travailler en tant que salariée avec des adaptations (je suis TH depuis 2008) et j’ai créé mon entreprise fin 2010.
Je combine donc et je jongle…. Et oui cela demande beaucoup d’énergie !
Bravo et courage !

Un bien joli témoignage et une auto-entreprise à laquelle je souhaite une toute aussi jolie réussite dans l’avenir!

merci beaucoup pour vos gentils messages… je travaille à mon rythme et j’espère bien avancer doucement mais sûrement, j’ai encore plein de choses à faire!!!!!

Bravo pour cette ITW qui parle du fait-main … le vrai !
Bonne continuation à Anne.

Très intéressant et ravie de savoir qu’il existe encore du fait main made in France (sans triche chinoise…).

ohh il y a plein de créatrices qui font du fait main en France !!! si vous voulez voir n’hésitez pas à aller sur des sites comme A little market, ou Etsy…..

Toutes mes félicitations pour votre courage.
Je suis comme vous créatrice « marginale » mais j’y prends aussi beaucoup de plaisir. Le contact « humain », même par internet, est tellement important.
Bonne chance pour l’avenir, que ce soit pour développer vos projets ou pour votre santé.
Anne.

merci beaucoup et oui je m’y attèle et internet est un outils génial pour les personnes comme nous ça nous permet de toucher des personnes qu’on aurait jamais rencontré autrement…

Un très bel article pour un beau parcours créatif, qui montre tous les cotés positifs du statut et toutes les incertitudes également qui planent sur nous. Une très belle activité à continuer car le plaisir du fait main c’est le plaisir de faire soi même , à ne pas oublier.

oui heureusement qu’il y a la passion de ce qu’on fait…

Bonsoir, lors de votre témoignage je me reconnais car moi aussi je suis atteinte de fybro et de spondylarthrite depuis 3 ans et je sais ce que vous pouvez ressentir!!! Il est difficile pour moi de me sentir diminuée et surtout de ne plus pouvoir faire ce que je faisais avant!!! Comme vous j’ai une passion pour le crochet et je souhaiterais me mettre à mon compte….. Ne perdez pas espoir et prenez soin de vous…Si vous pouvez me donnez j’ai des petites infos car je ne sais pas comment faire et de plus je suis en 2ème catégorie au niveau de la SECU. Merci d’avance

Bonjour et désolée je ne vais pas pouvoir vous aider beaucoup parce que je ne suis pas reconnue au niveau de la SECU mais de la MDPH donc je n’y connais absolument rien en ce qui concerne la SECU, et depuis l’article j’ai tout arrêté, je n’avais plus la force…. Donc je vous souhaite bon courage mais je ne vais pas pouvoir vous aider…

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