← Partagez cette page

Brider les auto-entrepreneurs : le gouvernement hésite

Par:
Catégorie(s): Actualités

Après avoir fait des promesses notamment aux artisans concernant la réforme du statut auto-entrepreneur, le gouvernement serait finalement hésitant à brider celles et ceux qui ont créé leur petite entreprise sous ce régime.

Plusieurs raisons  à cela :

  • le nombre d’auto-entrepreneurs est très important et les brider trop fortement reviendrait à voir arriver de nombreux dossier de cessation d’activité (qui devraient être gérer par les administrations, l’URSSAF et tous les organismes associés qui ont déjà du mal à suivre en terme de ressources)…
  • même si le chiffre d’affaires moyen par auto-entrepreneur n’est pas très élevé, l’ensemble représente des cotisations sociales et des impôts non négligeable en tant de crise…
  • le statut à insuffler un nouveau vent de motivation et de créations d’entreprises à ses débuts, mais les annonces de sa réforme faites par le gouvernement ont fait baisser son intérêt
  • le nombre de créations d’entreprise serait en baisse d’après l’INSEE.

Il serait trop risqué pour le gouvernement  de briser la dynamique des créations d’entreprises relancée par l’auto-entrepreneur. Ce statut représente à lui seul environ 300000 créations d’entreprises par an.

Par ailleurs, 450000 des 1,3 million d’auto-entrepreneurs sont des chômeurs : cela signifie que si ce régime disparaissait, ces 450.000 auto-entrepreneurs chômeurs retourneraient complètement à Pôle emploi, avec l’impact administratif et financier que cela engendrerait…

Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, aurait demandé à l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales de réaliser un audit pour pouvoir connaître la situation liée à ce statut d’auto-entrepreneur. Le rapport déjà attendu pour le début de l’année 2013 ne sera finalement remis à la ministre qu’à la fin du mois de mars.

(via Le Figaro)

Lisez aussi ces articles :

Oui je veux recevoir les actualités et conseils de http://AutoEntrepreneurInfo.com





Vos données restent confidentielles et aucun spam ne vous sera envoyé.

Merci pour ces infos.
Cela pourrait être une bonne nouvelle par ces temps orageux de toutes parts….

Je fais parti des 450000 chômeurs créateurs d’ A-E, combien d’entre-nous à pratiquons notre activité en activité principale? et sur les 1.3M ?
C’est un excellent statut pour se lancer et j’ai la chance de croire en moi et que tout le monde (pro, banquiers, clients, amis, famille) me disent que mon projet est excellent, mais pour avoir un fond de roulement, un prêt là il n’y a plus personne…
Alors qu’on nous laisse tranquille, nous les apprentis chefs d’entreprise et que le gouvernement fasse son travail aussi correctement que nous les passionnés, nous qui mettons nos enfants, nos femmes en danger car au début, ben c’est dur!!!

Et cinquièmement une augmentation accrue du nombre de chomeurs…

laissez nous travailler tranquille nous payons nos charges et nos impots ils veulent quoi de plus? et puis au sujet de la concurrence ce sont les clients qui choisissent si ils veulent employer des auto entrepreneur ou pas.On ne les forces pas.Donc ou est le problème?

Enfin ! Ils auraient compris. Nous brider c’est nous faire disparaitre et tuer dans l’oeuf nos projets porteurs d’espoir pour tous

Bonjour,

Les auto entrepreneurs comme le nom l’indique essaient avec leurs faibles moyens tant matériels que financiers de s’en sortir en cette période de crise économique .
Taper sur les petits c’est facile , ils représentent certainement un os à rogner pour des nantis.
Un voeux pieux , laissez nous travailler , entreprendre pour faire bouillir la marmite .
D’autant que bon nombre d’organismes ne nous aident pas .
Au contraire , ils nous découragent.

Bonjour à tous. je suis complètement d’accord avec vous. Qu’on nous laisse travailler, payer les charges et bien souvent ne rien déduire fiscalement. Je rappelle qu’il est possible de rencontrer les services fiscaux pour analyser la situation et changer le statut d’A-E en micro-entreprise. Ce qui change tout ! en particulier déduire ses propres charges justement. Voyez, c’est important ! Ne tapez pas sur les politiques. En France il y a un lobbying très fort. Moi je travaille dans les travaux. Je peux vous dire qu’on tombe sur des artisans voyous aussi, qui ne paient pas vos services alors que vous êtes une entreprise comme eux et se moquent des conséquences. Mon premier chantier a été une catastrophe de ce point de vue. maçon, électricien, menuisier, peintre m’ont envoyé balader avec ma facture de services. J’ai honte pour eux. Et aucun moyen de les contraindre. Depuis j’ai durci sans état d’âme mon approche de la question. Si tu signes un contrat tu as un chantier, sinon tu vas te faire voir. Alors que l’on ne vienne pas nous parler de ces entreprises qui ont pignon sur rue, avec leur basse moralité, leurs bas instincts professionnels. Le travail au noir est largement entretenu par les entreprises elles-même par exemple. Si la Ministre n’a pas pris de décision hâtive, on peut déjà la féliciter pour çà, la réflexion est là. Attendons, c’est important. Mais c’est vrai que nous sommes sous-représentés par rapport à nos détracteurs. Courage.

Brider les auto-entrepreneurs n’est pas la solution, ce statut a permis à beaucoup de personnes d’avoir une approche simplifiée pour créer leur activité en limitant les risques et pouvant parallèlement continuer à développer une activité salariée, ce qui participe au développement économique du pays en ce temps de crise.
Plutôt que de brider et pour améliorer la problèmatique de la concurrence déloyale par rapport aux autres entreprises, ça me semblerait plus judicieux et beaucoup moins risqué pour le gouvernement d’accorder à ces autres entreprises les mêmes interets fiscaux et de gestion semplifiée que celle de l’auto-entrepreneur dans la mesure où leur chiffre d’affaire de l’année concernée ne dépasse pas celui d’un auto-entrepreneur, il me semble que ça serait tout aussi réalisable et plus intelligent pour tout le monde

Laisser un commentaire

(requis)

(requis)